Comment décrire le début de cette aventure qu’est l’arrivée d’un enfant dans la famille? Je vais essayer de vous livrer quelques impressions à vif ou a posteriori…
Reprenons à la fin de la grossesse. Les deux dernières semaines, je ne nierai pas que j’avais de plus en plus hâte que le petit montre son nez, je ne saurais dire exactement pourquoi principalement, l’ampleur du ventre, les insomnies, envie de voir sa frimousse? Bon on a essayé de l’aider un peu à se décider, méthodes diverses, ostéopathie, homéopathie, italiennopathie… et activités soutenues telles que rangement, ménage, supermarché le samedi..
Finalement, avec juste une petite semaine d’avance, j’ai perdu les eaux une nuit de samedi à dimanche, un peu les conditions que je souhaitais car 1) Corentin était avec moi et n’avait pas besoin de rentrer en catastrophe de Paris 2) Quand on perd les eaux, pas de risque de voir se renvoyer à la maison avec incertitudes car pas d’histoires de “faux travail” qui tienne.
On arrive donc à la clinique vers 6h, et là on me branche pour 2 ou 3h, je sais plus trop. La journée a été assez épique, partant de “on ne sent pas le col ni la tête du bébé, il faut faire une césarienne en début d’après midi”, passant par “finalement on sent tout ça, on tente par voie basse” avec longue attente dans une chambre livrés à nous mêmes avec contractions atteignant un délai de seulement 2 min, pose de péridurale quelques heures après, diminution du travail, col qui se dilate pas assez, au bout d’une quinzaine d’heures, mauvaise réaction au combo hormones de déclenchement et péridurale, bref, on finit en césarienne (et la boucle est bouclée).
Du coup, comme ça s’est fait en urgence avec un brin de souffrance, j’ai été endormie, et quelque part, je n’ai pas le sentiment réel d’avoir accouché. Il y a avant, et après, avec la présence du petit Antonin, mais je ne parviens pas à faire le lien réel entre les deux. Tant pis, au moins, le papa a eu le privilège de découvrir son petit chéri intensément avec une séance de peau à peau mémorable en attendant que je revienne de la salle d’opérations.
Je passerai assez vite sur le séjour à la maternité, qui est loin d’être le séjour rêvé tellement c’est inadapté au repos dont on pourrais avoir besoin après un accouchement un peu long. C’en est même comique en ce qui concerne la gestion des heures des soins, la non communication entre les équipes, le manque de disponibilité parfois… Heureusement, quelques individualités permettent de glaner suffisamment de conseils pour réussir à se débrouiller à la maison dès qu’on nous laisse nous échapper de l’univers hospitalier, ce qui est un peu plus long en cas de césarienne et lorsque le bébé rencontre quelques petits obstacles tel que perte de poids de plus de 10%, petite inflammation/bactérie de naissance, jaunisse… ah ça, pour stresser des jeunes parents, ça marche bien! Si on ajoute au milieu de tout ça le baby blues de la maman le soir quand le papa devait rentrer, on comprend bien que cette période, on ne tient pas à la garder longtemps en mémoire.
Finalement pour moi, le jour où on est rentrés à la maison, c’est un peu le début réel de l’aventure, ça remplace dans mon coeur le jour de l’accouchement je crois. On avait la chance d’avoir une semaine à 3 en famille pour bien démarrer cette aventure. Et aussi la présence des grands parents qui, des deux côtés, avaient bien hâte de découvrir le petit Antonin qui s’est montré vraiment mignon lors de ces visites. Côté organisation, ensuite, ça reste classique, nourrir/changer/calmer/laver/câliner, tous les parents connaissent. Le début n’a pas toujours été facile, enfin au moment où j’écris ça je suis encore un peu sous pression de la part de la pédiatre, parce qu’Antonin n’a toujours pas repris de poids à 15 jours de vie. Mais je sais que désormais il tête mieux, il faut juste lui laisser du temps, je garde confiance. Verdict à 3 semaines de vie après une semaine de pesées répétées et de contrôles en tout genre.
Mais de son côté à lui, ça a l’air d’aller. Il a découvert les joies de la poussette, du transat, il est curieux de son environnement, il adore le bain (même si sa peau très très fragile nous contraint à faire attention aux produits utilisés), c’est un futur bébé nageur qui a hâte de rejoindre son père dans la mer de l’île de Ré!
Alors pour conclure, dans tout ça, je suis très fière de mon petit bout, je ne regrette en rien les 5 ans d’embûches qui m’ont été nécessaires (sans doute) pour qu’il soit là, et si c’était à refaire, je le referai sans hésitation. Maintenant, à nous de bien nous occuper de ce petit ange qui n’attend que ça.
Et aussi, merci à tous ceux qui ont envoyé de si gentils messages après la naissance! Merci aussi pour les cadeaux en tout genre, il est bien gâté ce petit!
